mardi 3 septembre 2013

2 nouveaux requins à l'été 2013

Assez étonnamment, l'été 2013 a vu deux nouvelles espèces de requins décrites scientifiquement et officiellement fin Août : le requin-marteau Sphyrna gilberti et le requin-bambou Hemiscyllium halmahera. Si le premier est, en quelque sorte, un renommage d'une sous-population américaine d'un autre requin-marteau, le second fait l'actualité des médias par sa non-nage, et son mode de déplacement qui s'apparente à une reptation donnant l'impression que le requin-bambou marche sur le fond de l'océan.

Le requin Hemiscyllium halmahera est un requin qui marche
Le requin-bambou nouveau :

Hemiscyllium halmahera


En effet, le requin-bambou (ou requin-chabot), grand d'une cinquantaine de cm, semble marcher, se déplaçant sur ses nageoires pectorales et anales comme le montre cette vidéo : http://bit.ly/18ayzWl

Cette vidéo est vraiment incroyable car le requin-bambou "marche" comme un lézard. Ce requin n'est pas encore inclut dans FishBase à ce jour mais sera inscrit dès que possible. Sinon, il y a 8 autres espèces connues similaires dans ce genre, aussi connue comme requins-tapis, requins-chabot ou requins-bambou, bien qu'aucun comportement de "marche" ne semble être signalé pour eux. J'en ai vu un aux Philippines au cours d'une plongée de nuit, mais il ne marchait pas comme un lézard, il glissait plus comme un serpent. L'individu semble être assez "lourd", c'est à dire, porteur négatif. Normalement, les requins ont un foie gras qui leur permet d'être seulement un peu plus lourd que l'eau. Être "lourd" serait un avantage dans les eaux très peu profondes où l'action des vagues déplace toujours l'eau en direction du fond, des abysses.

Dans le cas contraire, il semble un frein : pourquoi "marcher" si vous pouviez "voler dans l'eau"? Cette forme motrice ressemble sûrement à un besoin d'économie d'énergie. Mais alors, le maintien d'un foie "gras" coûte aussi de l'énergie. Il y a plusieurs autres espèces de poissons étranges qui semblent aussi marcher par anthropomorphisme, comme les poissons-grenouilles ou le très spécial blobfish auquel on prête un sourire humain dans l'eau. En revanche, les cœlacanthes Latimeria qui ont des adaptations morphologiques les plus proches de membres, ne montre aucun comportement de marche du tout. Toutefois, on peut également noter que le requin-bambou marcheur a perdu toue capacité de nage dans le flux d'eau par une transformation de sa nageoire caudale, plus du tout en forme d'aileron, mais juste arrondie, sans aucun rôle de gouvernail.

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